spying-522291_640_photo_mohamed_hamdyLa France était il y a quelque temps la cible d’écoutes des Américains d’après les récentes révélations. Mais il paraît qu’elle espionne les communications entre l’Europe, et le reste du monde, qui passent par les câbles sous-marins selon l’hebdomadaire français l’OBs, le mercredi 1er juillet dernier.

Au début de 2008, Nicolas Sarkozy avait donné la permission aux services secrets de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) à mettre en place des stations clandestines sur les côtes françaises dans le but “d’écouter” les câbles sous-marins, avait publié  L’Obs dans une communication en évoquant des “témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés”.

François Hollande, devenu président de la République en 2012 avait donné la permission à la DGSE d’élargir ses opérations et de légaliser discrètement les pratiques avec une nouvelle loi sur le renseignement, votée le 24 juin dernier. Le service secret avait mis en place un plan de 700 millions d’euros pour cinq ans, afin de mettre en place des stations d’interceptions à l’arrivée des câbles en France avaient ajouté l’hebdomadaire.

Ces écoutes ont été réalisées avec l’intervention de plusieurs grandes entreprises françaises. “Au moins cinq câbles majeurs ont été mis sur écoute pendant cette période avec l’aide de l’opérateur Orange et du groupe Alcatel-Lucent, dont le TAT14 vers les États-Unis, le I-Me We vers l’Inde, le Sea-Me-We 4 vers l’Asie du Sud-est et l’ACE vers l’Afrique de l’Ouest”, avait détaillé le quotidien.

La DGSE avait également conclu un accord secret de coopération avec le service de renseignement britannique dans le cadre du traité de défense de Lancaster House qui a été signé en 2010 par l’ex-président Nicolas Sarkozy et le premier ministre David Cameron, selon les informations recueillies par l’hebdomadaire.

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