Bien sûr, si l’on vous dit que l’Etat, dans sa prochaine loi d’orientation des mobilités veut mettre fin aux péages, cela ne veut pas dire que les autoroutes vont devenir gratuites. Il s’agit simplement, de supprimer les barrières de péage, car le paiement se ferait automatiquement par la lecture automatique d’un badge, une vignette ou de la plaque d’immatriculation. Ceci, aura pour but de fluidifier le trafic automobile et limiter la pollution.

Ce concept appelé “flux libre” de paiement, permettrait donc d’éviter les ralentissements et les bouchons, donc une plus grande utilisation des autoroutes, et bien sûr plus de recettes. Cependant, il est évident qu’il pourrait favoriser la fraude. Actuellement, les fraudes aux péages sont très rares, elles concernent moins de 0,02 % des automobilistes. Avec le nouveau système, la fraude pourrait monter à 5 %.

Le journal “le Parisien” aurait obtenu des documents attestant, que si la mesure venait à passer, le gouvernement relèverait la sanction en cas d’impayé, qui s’élève actuellement à 35 euros pour mieux dissuader les éventuels fraudeurs, et au passage faire rentrer un peu d’argent dans les caisses.

Du côté des concessionnaires, on pousse le gouvernement à rapidement mettre en oeuvre cette évolution. Sanef, connaît bien les avantages de ce système, car il exploite déjà plusieurs péages de ce type dans le monde. L’entreprise, a commencé des travaux sur une bretelle de l’autoroute A4 près de Metz, pour pouvoir exploiter cette technologie courant 2019.

Ce serait évidemment qu’un début, car Sanef veut rapidement étendre le procédé sur les autoroutes A13 et A14 entre Paris, Caen et Le Havre. Pour mieux convaincre l’ensemble des partenaires et sensibiliser la population, la direction a expliqué récemment, que sur ces routes, cela permettrait d’économiser 2,1 millions d’heures de conduite par an. “Et aussi 10 000 m3 de carburant économisés, et 30 000 tonnes de CO2“, tient à préciser le groupe.

Crédit photo : Ruben Holthuijsen