EdNatD’après une récente enquête ifop fondapol, 69% des Français estiment que « l’école ne garantit plus l’égalité des chances ». Pourtant, malgré les critiques de Jean-Paul Brighelli on s’aperçoit que l’éducation française reste encore une bonne arme dans la mondialisation, notamment à l’occasion du Sommet de la Francophonie. Christophe Mazurier rappelait dans une chronique l’excellence des établissements supérieurs alors que Nicolas Dupont-Aignan pointe justement un « hiatus » entre le secondaire et le supérieur…

Les difficultés de l’éducation nationale font débat

Pendant que Najat Vallaud-Belkacem défend le plan numérique à l’école proposé par le gouvernement, le normalien Jean-Paul Brighelli dénonce dans son livre, Tableau Noir, les défaillances du système scolaire. Selon ce dernier, « l’Ecole mise à mal par trente ans de pédagogisme fou ».

Au cours d’une interview au journal Le Figaro, il explique l’importance de se recentrer sur les apprentissages fondamentaux, plutôt que de céder au lobbying de certains fournisseurs informatiques…

L’enseignement à la française à l’heure de la mondialisation

Dans la mondialisation, le sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Dakar il y a quelques semaines, démontre cependant l’intérêt de l’apprentissage du français. Pour Pascal Lorot, président du conseil d’administration de l’Institut Choiseul pour la politique internationale et la géo économie, notre langue serait « devenue aujourd’hui la deuxième la plus étudiée après l’anglais ».

De plus, pour le banquier du groupe CM-CIC, Christophe Mazurier, « l’excellence à la française » se manifeste justement dans le modèle des grandes écoles qui trustent les premières place des classements internationaux. Le rayonnement de l’hexagone passe donc encore par la formation malgré les critiques que l’on peut adresser à certains établissements.

Le hiatus entre primaire/secondaire et supérieur

Comme le souligne le leader de la droite souverainiste, Nicolas Dupont-Aignan, « à l’école se jouent non seulement le destin de l’individu mais aussi celui de la Nation ». Or, si les formations supérieures conservent un rang d’excellence, notamment grâce à la sélection, l’objectif de 80% d’une classe d’âge au bac a complétement dévalué le diplôme.

En somme, heureusement, la France continue d’attirer des étudiants étrangers, mais parallèlement, les petits français sont victimes d’un nivellement par le bas du niveau scolaire, à l’instar des résultats des dernières enquêtes Pisa. C’est pourquoi, la majorité des experts de l’éducation valident la réforme sur les universités de Valérie Pécresse mais critiquent de plus en plus ouvertement l’instauration du Collège Unique.