Lancé par plusieurs grands groupes exportateurs de fèves, le Groupement des négociants ivoiriens (GNI) est destiné à assurer la pérennité de la Côte d’Ivoire sur le marché de “l’or brun”. Parmi ses fondateurs, on compte notamment Loïc Folloroux, ancien pionnier du web africain et Président Directeur Général (PDG) d’Africa Sourcing.

Pour la Côte d’Ivoire, le cacao représente une manne capitale dont elle apparait toujours comme le premier exportateur mondial, devant ses concurrents africains (Ghana, Nigéria…) notamment.

Aujourd’hui, le GNI constitue sans nul doute une petite révolution sur le marché ivoirien et devrait avoir des conséquences économiques non-négligeables pour le pays, qui vient encore de connaitre une année record en termes de récolte.

Mais, crise économique oblige, la Côte d’Ivoire doit à la fois assurer la qualité de ses exportations et garantir des prix stables. Pour cela, la réforme, soutenue par le gouvernement ivoirien, devrait offrir au seul Conseil Café Cacao (CCC) le droit d’allouer les contrats internationaux.

En effet, face à la baisse des prix endémique, les acheteurs internationaux ne seront plus en droit de choisir des petits groupes, rarement aptes à exporter, et surtout incapables d’opérer en propre. Désormais, des critères stricts devront être observés par les sociétés exportatrices. Parmi eux, l’ancienneté, le nombre d’employés, le tonnage précédemment exporté ou encore la qualité du produit. En effet, face à la crise et aux difficultés internationales, les membres du GNI et les pouvoirs publics souhaitent garantir des groupes aux bases “saines et solides”.

Mais pour les grands exportateurs de fèves, l’avenir doit se préparer en offrant une formation aux futurs cadres du secteur. C’est ainsi que dès 2016, une école destinée à former ceux qui se destinent à travailler sur ce marché devrait voir le jour à Abidjan, capitale économique du pays et centre d’activité majeur en Afrique de l’Ouest.

Pour Loïc Folloroux et les autres membres fondateurs, comme Malick Tohé ou Albert Diadhou, la volonté de garantir à la Côte d’Ivoire une place toujours aussi forte sur ce marché demeure donc très présente et seul l’avenir dira ce qu’il en est…