googleLe droit à l’oubli a été mis en place en Europe depuis fin juin selon l’arrêt de la CJUE. Mais cette application n’est effective qu’en Europe, une situation qui préoccupe les CNIL européennes.

Une mise a jour a été apportée sur le navigateur Google conformément à l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne. Certaines requêtes sont désormais suivies de la mention : « certains résultats peuvent avoir été supprimés conformément à la loi européenne sur la protection des données ». Cette notification affirme que Google a enlevé quelques à son Index, en rapport avec la requête. Les Européens peuvent demander la suppression de liens gênant à l’aide d’un formulaire. Cependant cette réforme ne s’applique qu’à certaines versions du moteur de recherche comme google.fr ou google.de, de ce fait, les résultats désindéxés sont toujours accessibles vers les autres versions comme Google Japon par exemple.

Il est vrai que le contrôle des autres pays est assez difficile pour les autorités de contrôle comme le CNIL. Ces entités de contrôle souhaitent que le droit à l’oubli soit mis en place pour toutes les versions de google. « Si vous délistez uniquement sur Google.fr par exemple, le droit à l’oubli est nettement affaibli » selon les commentaires d’Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL. En effet, les internautes préfèreront naviguer sur les autres versions de Google où la restriction n’est pas mise en place, de ce fait, la désindexation de Google n’a pas d’intérêt particulier.