En l’état actuel des choses, les informations transmises par la police de New York ne permettent pas de savoir ce qui s’est réellement passé dans la chambre 2806 du Sofitel de New York. Dominique Strauss-Kahn nie les accusations d’agression sexuelle qui pèsent sur lui. Il encourt jusqu’à vingt ans de prison selon la législation de l’État de New York,

Arrêté samedi soir, il est depuis interrogé par des enquêteurs de la Special Victims Unit, une unité compétente pour traiter des crimes sexuels. Après avoir subi des examens corporels médico-légaux la nuit dernière, Dominique Strauss-Kahn sera entendu ce lundi devant un juge new-yorkais en audience préliminaire vers 10h30 heure locale (16h30 heure de Paris) pour « agression sexuelle, séquestration de personne et tentative de viol ».

L’enjeu de cette journée : sa mise en détention provisoire ou sa libération sous caution, un scénario plus probable dans lequel Dominique Stauss-Kahn devrait rester sur le territoire américain. Le juge devra évaluer le risque de fuite, bien que celui-ci soit limité vu sa personnalité politique mondialement connue. Le juge décidera également si un grand jury (16 à 23 citoyens) sera convoqué afin d’entendre la position de la défense et du procureur et décider ou non de son inculpation.

Dans ce cas, un procès sera lancé. Mais les avocats de Dominique Strauss-Kahn ayant déclaré que leur client plaidera non coupable, la voie d’une procédure judiciaire complexe est ouverte, d’autant plus que la justice américaine repose sur une procédure judiciaire accusatoire. Une fois le procès ouvert, le procureur et la défense seront entendus par un juge et 12 jurés. Le procureur devra rassembler les preuves suffisantes pour démontrer la culpabilité de l’accusé, tandis que la défense devra prouver l‘innocence de son client.