La situation concernant l’enfant comorien de huit ans retenu en zone d’attente à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle n’en finit plus en controverses sur la suite à donner, car la préfecture a fait appel de la décision de justice qui autorisait l’enfant comorien de huit ans retenu en zone d’attente à rester en France.

Vendredi, le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de Bobigny avait mis fin à la rétention du petit garçon dans la zone d’attente de l’aéroport de Roissy. Cette rétention avait suscité l’indignation d’associations et du défenseur des droits, qui ont dénoncé une “violation de la Convention relative aux droits de l’enfant“.

Dans un premier temps, après avoir retrouvé la mère de l’enfant qui avait accepté son retour, le rapatriement du garçon avait été autorisé. Cependant, dans un courrier la mère précise “a écrit un courrier au juge pour dire qu’elle n’avait pas les moyens de reprendre son fils, et qu’elle-même était en route vers l’île de Mayotte pour fuir la précarité“, a expliqué Me Daoud. Le juge avait donc autorisé son entrée en France pour être confié à sa tante domiciliée en région parisienne.

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, pour sa part s’inquiète pour la suite et sur l’exemple que cela donne. Il a estimé dans un communiqué vendredi « qu’il a été fait obstacle à l’application de la loi républicaine et quun enfant est désormais durablement séparé de ses parents biologiques”. “Cette situation constitue un signe d’encouragement au développement de filières et de trafics préjudiciables aux droits des enfants“, a-t-il ajouté. De plus, la préfecture s’interroge et remet en doute le lien familial réel entre l’enfant et le reste de sa famille.

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