Piles de monnaie en croissanceFaire sa vie à deux ne veut pas dire forcément tout partager côté finance. Un rapport de l’édition 2015 du portrait social de la France dressé par l’Insee et publiée ce mercredi indique que 63 %  seulement des couples français ont opté pour un compte commun.

On pourrait à l’inverse, estimer que deux tiers, c’est déjà pas mal, et en tout cas, mieux qu’en Finlande où seul 53 % des couples partagent le même compte. Si l’on se rapporte aux autres pays voisins, les Français apparaissent beaucoup moins partageurs que nombre de pays européens. Du côté de l’Espagne, du Portugal ou encore de la Pologne, 90 % des couples mettent leurs revenus en commun. Une tendance qui se renforce parmi les couples mariés, qui ont au moins un enfant, et lorsque seul un des conjoints occupe un emploi.

Il semblerait que l’augmentation des finances séparées soit plus fréquente chez les couples dont les conjoints ont un niveau d’éducation ou un niveau de vie élevé et bien sûr où les sommes d’argent en question sont souvent plus importantes. Plus rassurant tout de même, qu’ils fassent compte commun ou non, la majorité des femmes et des hommes estiment que, dans leur couple, les décisions “importantes” sont prises de façon équilibrée. Le pouvoir de décision partagé, règne sur les dépenses de la famille et du foyer. La liberté de choix concerne plus particulièrement les dépenses personnelles.

Une seule exception, et une constante internationale concerne les achats de la vie de tous les jours, qui apparaissent tant aux yeux des femmes que des hommes, comme étant largement du domaine féminin. Une tendance que l’on retrouve dans près de la moitié des pays européens. Il en est de même, dans une moindre mesure, pour les dépenses importantes concernant les enfants qui reste encore le domaine de responsabilité de la femme.

Crédit photo :  Terra Nova