Alors que le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche est en discussion à l’Assemblée, le débat médiatique s’est focalisé sur la question des cours en langue anglaise que la ministre souhaite voir se développer à l’université.

Dans un entretien au journal Le Monde, Géneviève Fioraso a estimé que ce débat était «  une formidable hypocrisie » en soulignant que « personne ne s’est offusqué que des formations soient partiellement en anglais dans les grandes écoles ».

Certains intellectuels, comme le philosophe Michel Serres, craint qu’une telle réforme déstabilise la langue française et que celle-ci « finisse par disparaître ». D’autres considèrent que ces cours d’anglais ne sont pas fait pour améliorer le niveau des étudiants français, mais simplement pour attirer davantage d’étudiants étrangers.

Soutenue par Vincent Peillon, Mme Fioraso pointe le risque de repli sur soi de la France si l’anglais n’est pas davantage enseigné dans le supérieur et souhaite avec cette réforme mettre fin à « une inégalité de fait » entre les grandes écoles et l’université.