Lundi 11 mars, le président est en déplacement à Dijon pour expliquer sa politique. Confronté à une chute considérable de sa popularité, François Hollande a fait le choix de la pédagogie.

En chute constante dans les sondages depuis son élection il y a 10 mois, c’est à Dijon que François Hollande commence son périple provincial. Dans les prochains mois, plusieurs départements accueilleront le président lors de courts déplacements. A chaque fois, le président restera deux jours pour être en contact avec les élus et les acteurs économiques.

En complément de ces déplacements, une intervention télévisée devrait avoir lieu d’ici la fin du mois de mars.

Ce retour sur le terrain marque un renouveau de la politique communicationnelle de la présidence. L’arrivée de l’ancien journaliste Claude Sérillon au service de communication de l’Elysée depuis le début de l’année 2013 n’est sans doute pas étrangère à ce regain de pédagogie par des déplacements en province.

Le président qui souffre d’un déficit d’image, notamment auprès des jeunes et des ouvriers, a souhaité réaffirmer sa capacité à mener une politique cohérente dans un entretien au Bien Public où il a déclaré : « L’essentiel est d’avoir un cap et de s’y tenir ». Durant cette interview, François Hollande a insisté sur les termes de constance, d’endurance et d’espérance afin de sortir la France du marasme économique.

Une stratégie de communication qui pourrait être payante à condition que le président ne se limite pas à des déplacements dans des départements ancrés à gauche sous peine d’être accusé de préparer le terrain aux élections municipales de 2014.

La pédagogie présidentielle passe également par la confrontation d’idées dans des milieux peu enclins à la politique de l’actuel locataire de l’Elysée.