Mardi 12 février, huit féministes du groupe Femen ont fêté, seins nus, le départ du pape dans la nef de Notre-Dame de Paris.

Dans leur lutte contre la religion, qu’elles considèrent comme une menace, les Femen n’en sont pas à leur coup d’essai. En janvier 2013, elles ont perturbé la récitation de l’Angelus par le pape, place Saint-Pierre.

Depuis leur arrestation, le recteur de Notre-Dame, Monseigneur Jacquin,  a porté plainte pour « dégradation d’objets » et « non-respect de lieux culturels ».

Cette intervention du mouvement féministe a été critiquée par de nombreux responsables politiques. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a déploré un acte « inopportun et déplacé ». Manuel Valls, s’est dit « consterné » et condamne «  une provocation inutile ». Pour autant, le ministre de l’Intérieur n’a pas repris les mêmes termes qu’en septembre 2012 où, suite à la profanation de la mosquée de Limoges, il avait déclaré : « s’attaquer à une religion, c’est s’attaquer à la République ».

Cette nouvelle manifestation du groupement féministe semble donc loin de faire l’unanimité. On peut alors s’interroger sur la nécessité de cette démonstration à Notre-Dame…