Mercredi 28 février, 39 députés PS ont signé une tribune dans Le Monde demandant au gouvernement de mettre en place l’interdiction du cumul des mandats dès les élections municipales de 2014.

Une vraie cacophonie règne dans les rangs de la majorité à propos du cumul des mandats. La tribune «  Le cumul des mandats, c’est maintenant » publiée dans Le Monde et essentiellement signée par des élus n’ayant pas de mandat à l’échelle locale en est le dernier exemple.

L’engagement n°48 du candidat Hollande s’avère donc être difficile à mettre en place. Pour rappel, les députés socialistes devaient démissionner de leur mandat local à l’automne 2012. Si certains l’ont fait, d’autres le refusent encore.

François Hollande craint sans doute que la mise en place de l’interdiction du cumul des mandats dès 2014 débouche sur la démission de nombreux députés de la majorité préférant conserver leur mandat local. Alors que les perspectives de croissance s’estompent, cette réforme comporte un vrai risque politique pour le Président.

Entre courage et pragmatisme

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, considère que cette interdiction du cumul serait l’équivalent d’une « mini dissolution ». Mais pour Jacques Valax, député du Tarn et premier signataire de la tribune, la majorité « manque de courage politique ».

Si cette réforme fait débat dans les rangs de l’Assemblée, les sénateurs socialistes y sont encore davantage opposés, même si le Conseil d’Etat a recommandé de repousser sa mise en place en 2017.

Après la question du vote des étrangers aux élections locales, promesse de François Hollande lors des présidentielles, la majorité prendrait-elle le risque d’un désaveu si elle s’éloigne encore des engagements qui l’ont porté au pouvoir ?