Dans son rapport annuel, le Forum économique mondial, annonce que suivant les données actuelles, on pourrait s’acheminer vers la parité entre les hommes et les femmes. Cependant, toujours selon ses projections, il ne faudra pas être trop pressé et attendre 2186 pour voir l’écart économique disparaître entre les sexes.

C’est un triste constat, que fait le Forum économique mondial. Il évoque, « le fossé entre les sexes est plus élevé qu’il n’a jamais été depuis 2008 ». La fondation pointe notamment des “déséquilibres chroniques de salaire et de taux d’activité alors que dans 95 pays la proportion de femmes à l’université est égale voire supérieure à celle des hommes”.
Le rapport fait état d’un classement de 144 pays, établi sur une base constituée par le niveau d’instruction, la santé, les opportunités économiques et l’émancipation politique. Comme c’est depuis longtemps le cas, ce sont les pays nordiques qui trustent la tête du classement avec l’Islande (1ère), la Finlande (2e), la Norvège (3e) et la Suède (4e) et plus surprenant, c’est le Rwanda qui vient compléter le Top 5.
Et la France dans tout cela, on a droit à un ” le résultat est encore médiocre, doit maintenir son effort”. On se classe 17e avec un indice de 0,75 (1 représentant la parité parfaite). L’Hexagone se place au premier rang des pays ayant réduit les inégalités en matière d’éducation et de santé.
Pour le reste, il faut bien avouer qu’en la matière, on reste assez lamentable. Que dire de l’égalité des sexes en politique ? On se classe 52e pour la présence de femmes au parlement, avec seulement 91 sénatrices sur 348 élus et 150 députées sur 577 élus à l’Assemblée.
Plus dramatique encore, pour la différence des salaires entre les hommes et les femmes pour un même emploi. La France se place 134e sur 144 pays. “A l’échelle mondiale, les femmes gagnent en moyenne un peu plus de la moitié du salaire que perçoivent les hommes, malgré de plus longues heures de travail, rémunérées comme non rémunérées”. Selon le rapport, les femmes en France travaillent 405 minutes par jour contre 346 pour les hommes.
Ce mauvais résultat national, baigne dans un recul qui est mondial au niveau des inégalités. On retrouve à la base de ce phénomène, un problème lié à un taux d’activité stagnant, avec en moyenne 54 % de femmes actives contre 81 % d’hommes actifs dans le monde.
Le forum, explique cette lenteur du processus et sa fragilité ainsi, “la lenteur du processus de transition vers la parité entre les sexes, particulièrement dans la sphère économique, présente un risque important, car de nombreux postes occupés en majorité par des femmes risquent proportionnellement d’être les plus touchés par la quatrième révolution industrielle”.

Crédit photo : Familles, Enfance et droit