L’Afrique est le continent le plus touché par le travail des enfants. 41 % des jeunes de 5 à 14 ans travaillent. L’industrie du cacao exploite de nombreux jeunes ivoiriens, mais cette tragédie devrait prochainement prendre fin grâce à l’implication nouvelle des pouvoirs publics, en premier lieu Dominique Ouattara.


Sous la présidence de Laurent Gbagbo, les associations de lutte contre le travail infantile ne sont jamais parvenues à faire entendre leurs revendications au plus haut sommet de l’Etat. Nul doute que la situation devrait rapidement changer avec cet engagement de la première dame.

 

Par le biais de sa fondation Children of Africa, l’épouse d’Alassane Ouattara va lancer un programme de lutte contre le travail des enfants en partenariat avec le Comité national de lutte contre le travail des enfants.

 

Ce programme va permettre ‘établissement d’un système de suivi du travail des enfants (SSTE) et l’instauration d’une certification du processus de production du cacao.

 

« La Côte d’Ivoire est résolument engagée dans la certification du processus de production de son cacao. La phase actuelle de remédiation est la plus importante en ce sens qu’elle doit contribuer au développement socio-économique des zones de production cacaoyère. Il est primordial d’achever cette phase de remédiation afin de matérialiser l’engagement de notre pays à éliminer les formes de travail des enfants dans la cacaoculture » a expliqué le secrétaire exécutif de pilotage du Système de suivi du travail des enfants (SSTE) Malick Tohé.

 

En juin dernier, Dominique Ouattara avait fait de la lutte contre le travail infantile l’un de ses priorités. “Je me pencherai sur le travail des enfants dans les plantations”, avait-elle déclaré lors de la 21ème édition de la Journée de l’Enfant africain.