makeup-677200_640_photo_skeezeLe bio a envahi les soins de visages et les maquillages depuis quelques années. Est-ce vraiment intéressant?

En 2005, on ne pouvait choisir qu’entre une cinquantaine de marque bio, presque identique se trouvant dans un magasin spécialisé. Mais actuellement, le bio envahit le marché avec plus de 450 marques et près de 9.000 produits labellisés qui occupent les rayons des pharmacies, des parfumeries des concepts stores et même des sites de vente en ligne. L’on ne parle plus de bio, mais de bios.

Les “vert foncé”, ces adeptes historiques qui pense qu’acheter bio est un acte militant pour la défense de l’environnement, ont été vite submergés par les “verts clair”, des consommateurs classiques qui sont tout le temps à la recherche de la nouveauté et qui désormais s’intéressent de plus en plus à la “vague verte” qui ont aussi conscience de l’alimentation bio, et surtout d’une hygiène de vie plus saine.

L’envahissement a débuté en 2005, quand une chaine télé avait diffusé un reportage d’ Envoyé spécial, qui avait fait scandale en indiquant les causes de certaines nocivités de composants chimiques constituants les produits cosmétiques. Il n’en a pas fallu longtemps pour que l’engouement aux bios prenne le dessus. Entre 2005 et 2008. Le marché a explosé avec la naissance de plusieurs marques et de plusieurs produits. La charte Ecovert, instaurée en 2003 offres une garantit dans un produit contenant près de 95% de composants naturels, avec 10% bio, n’accepte pas que l’« utilisation d’ingrédients issus de ressources renouvelables et transformées par des procédés respectueux de l’environnement ».

Ainsi, on dit adieu à la pétrochimie, OGM, silicones, PEG… la surveillance est à son haut niveau. « Pourtant, on n’a pas assisté à une importante vague envahissant le marché, mais plutôt à une discrète lame de fond, qui se poursuit aujourd’hui », avait déclaré Pierre Bisseuil directeur de recherche à l’agence Peclers.

Sauf qu’il paraît que les produits bios sont peu efficaces. C’est sans doute à cause du fait que les marques peinent à promouvoir la performance de leurs produits « Le bio ne veut pas utiliser le langage du cosmétique classique, du coup, il s’est limité dans ses promesses, sûrement trop », avait expliqué Isabelle Carron, la créatrice d’Absolution. Pourtant, le bio a un grand avenir du fait qu’il dispose de “textures actives”. En effet, les composants naturels qui sont employés pour la créer la texture apporte des nutriments à la peau.

Le bio s’est toujours concentré sur la connaissance des vertus des plantes sans aucun texte pour les valider. De plus, il n’y avait pas assez de choix dans les catalogues de matières premières. Mais cette histoire semble révolue: « En 1991, on avait à notre disposition moins de cinq ingrédients labellisés bio, aujourd’hui, on en a plus de 900 », avait expliqué Didier Thevenin de chez Melvita.

Ce qui est sûr c’est que le travail du bio nécessite une très grande expertise. Des écoles de cosmétique comme l’ISIPCA, à Versailles, ont même créé une filière green.