Jean-François_Copé_-_Université_d'été_du_MEDEF_2009_photo_MEDEFL’ex-président de l’UMP a convoqué ses amis vendredi dernier pour un séminaire à Châteaurenard.

Copé est aussi rentrée, même si cela s’est fait discrètement. Écarté brutalement de la tête de l’UMP avec l’affaire Bygmalion en 2014, Jean-François Copé avait convoqué ses amis à Châteaurenard en Bouches-du-Rhône en vue d’un “séminaire de réflexion” à huit clos. Le député Bernard Reynès ainsi qu’une trentaine de parlementaires, dont Christian Jacob, patron des députés républicains et le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin ont été conviés à ce séminaire. Le maire de Meaux doit rencontrer les militants comme à son habitude depuis quelques mois.

Il a hérité du statut de “Paillasson de la République”, Jean-François Copé s’était contraint depuis un an “au silence médiatique, au travail et aux rencontres sur le terrain”, comme l’indique le député Michel Herbillon. Il a parcouru toute la France et raconte ses rencontres sur son blog. Ses publications intègreront le livre sur le “sursaut français” pour janvier. Un vrai accro aux petites phrases et les caméras, il a subi une cure bien douloureuse. Mais d’après son proche, il reconnaît qu’il en a souvent trop fait”.

“JFC” n’a cependant pas arrêté de s’exprimer, même si parfois c’est agaçant. Récemment, il a martelé l’accord entre les centristes pour les régionales. “Les tensions avec Sarkozy sont de plus en plus fortes, sur fond d’affaire Bygmalion, confie un cadre du parti. Sarkozy laisse entendre que c’est une affaire privée montée par Copé, et lui dit qu’il s’agit d’un dépassement des comptes de campagne et qu’il ne savait rien : le conflit est inévitable.”

Le 29 juillet, les juges en entendu Jean-François Copé en audition libre. Ses proches espèrent une réhabilitation, en insistant sur le fait qu’il n’a pas été mis en examen. Il a surement rêvé d’être à la place d’Éric Woerth qui a été blanchi par la justice et félicité au congrès de la justice. Copé n’a renoncé à rien, le primaire de 2016, “il y pense… raisonnablement”, avait déclaré son entourage. “Il essaie de se persuader qu’il a un avenir, mais il aura beaucoup de mal à revenir, lâche un député qui ne l’apprécie guère. La réalité, c’est qu’il est totalement isolé, discrédité.” Malgré cela, il se prépare. Bernard Reynès estime que , “Châteaurenard, c’est une manière pour lui de dire : ‘La vie continue. Je suis toujours là’.”

crédit photo: MEDEF