A priori, vous n’allez pas acheter un sachet ou une bouteille de E171 à la supérette du coin. Et pourtant, vous en consommez certainement une quantité plus grande que vous imaginez, car cet additif rentre dans la composition de très nombreux produits. Problème, une étude montre que l’ingestion de cet additif, très courant dans les produits agro-industriels, provoque des troubles immunitaires chez les rats.

Bien sûr, nous ne sommes pas des rats, et si ces résultats ne permettent pas de conclure à des effets sur l’homme, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, il convient de s’inquiéter un peu. En effet, une étude de 2017, établie par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) indique que l’exposition chronique à cet additif favorise la croissance de lésions précancéreuses chez le rat.

Dans les colonnes du journal Le Monde, une vingtaine d’associations dont l’UFC-Que choisir, France Nature Environnement, la Ligue contre le cancer, Greenpeace ou encore 60 millions de consommateurs demandent au ministère de l’Economie de suspendre le dioxyde de titane, ou E171 au moins à titre préventif.

Il s’agit, pour ces associations de maintenir la pression. Elles ont pu, constater que les choses n’ont pas vraiment bougé, depuis que la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, avait affirmé vouloir suspendre “d’ici à la fin de l’année”. Pourtant, à l’automne, les parlementaires ont voté la suspension du dioxyde de titane dans l’alimentation par l’article 53 de la loi alimentation. Cependant, il s’avère que l’entrée en vigueur de cette mesure semble être bloquée du côté de Bercy.

Il serait très étonnant, que vous ne croisiez pas le chemin du E171, car on le retrouve dans de très nombreux produits courants. Il est particulièrement présent dans la production de desserts et crèmes glacées, de plats préparés, mais aussi de cosmétiques et de médicaments.

Comme souvent, nous pouvons agir individuellement en attendant que les autorités sanitaires prennent les choses en main. C’est pour cela, que le journal, Le Monde a diffusé la base de données collaborative Open Food Facts. Elle vous permet de faire le tri dans vos choix de produits et éventuellement éviter quand cela est possible cet additif controversé. A vous de jouer…

Crédit photo : carles-rabada