Vous allez certainement entendre ces noms souvent dans les actualités durant ces prochains jours. En effet, ces deux Américains ont reçu le prix Nobel d’économie. Ces derniers, ne sont évidemment pas des premiers venus, car le premier est considéré comme le père de l’économie du climat, une tendance largement, hélas de plus en plus à l’honneur. Quant au travail du second, il devient la référence dans le domaine de l’impact économique des innovations technologiques.

Quand l’économie touche des sujets, comme le climat et l’écologie, ou se frotte à l’innovation technologique, elle devient tout de suite plus intéressante, plus concrète. Ceci explique l’intérêt grandissant du public envers le Nobel d’économie. Cette année, l’Académie royale suédoise des sciences, a ainsi justifié son prix en précisant, que les deux lauréats “ont mis au point des méthodes, qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps, conjuguer croissance durable à long terme et bien-être de la population de la planète”.

William Nordhaus, est professeur à l’université de Yale, dans le Connecticut. Il s’est fait connaître en étant le co-auteur avec Paul Samuelson en 1970, d’un manuel, qui est pris en référence à l’échelle mondiale, Economics, publié en France sous le titre Économie. Depuis, il s’est imposé chez les économistes, qui cherchent à calculer l’impact du réchauffement climatique sur l’économie mondiale. Il est le premier, à avoir proposé un modèle quantitatif, qui décrit l’interaction entre économie et climat.

De son côté, Paul Romer, travaille lui aussi sur un thème d’actualité. Il étudie la tendance des entreprises à innover et l’impact de ces avancées technologiques sur la croissance. La récompense attribuée à Paul Romer, va confirmer un économiste largement controversé. Il faut se souvenir, que le début de l’année avait été houleux pour lui. Sa démission du poste d’économiste en chef de la Banque mondiale, sur fond de désaccord avec le président de l’institution, le Sud-Coréen Jim Yong Kim, a été loin de passer inaperçue. Paul Romer, avait tout simplement douté de la probité des résultats de l’un des principaux rapports de cet organisme. Il a insinué, que l’étude annuelle “Doing Business”, n’était pas objective et favorisait injustement des gouvernements appliquant des politiques économiques libérales.

Crédit photo : Huong Huynh