Il va succéder entre autres, à François Mitterrand, Michel Rocard, Lionel Jospin, François Hollande, des noms connus de la politique française, ce qui témoigne de l’importance passée du Parti dans la politique Française. Aujourd’hui, les choses ont bien changé, et la nomination du leader du PS apparaît presque anecdotique. Le nom d’Olivier Faure, n’évoque pas grand-chose pour beaucoup d’entre nous, c’est l’occasion donc de faire plus ample connaissance avec une personne, qui en 33 ans de militantisme, a joué longtemps dans l’ombre des anciens ténors du Parti.

Maintenant âgé de 49 ans, Olivier Faure est né dans l’Isère, il a grandi à La Réunion, puis il fait sa scolarité à Orléans et comme beaucoup, il a suivi ses études supérieures à Paris. Son colocataire de l’époque n’est autre que Benoît Hamon. Olivier Faure, prend la tête du mouvement des jeunes rocardiens à 23 ans en succédant à Manuel Valls comme secrétaire général de l’association. Profitant de la bonne santé du PS, il devient collaborateur parlementaire avant de rejoindre le privé en tant que dirigeant d’une PME de haute-technologie, après la défaite socialiste de 1995. Il profite de la fameuse dissolution de 1997 pour revenir en politique. Il intègre le cabinet de Martine Aubry auprès de laquelle il participe aux négociations sur les 35 heures ou les emplois-jeunes.

Le militant Olivier Faure, continue son parcours dans l’ombre de François Hollande dont il devient directeur adjoint de cabinet durant sept ans, et côtoie donc Stéphane Le Foll directement. En 2007, il prend le poste de secrétaire général du groupe socialiste à l’Assemblée quand Jean-Marc Ayrault devient président des députés socialistes. Il suivra brièvement le maire de Nantes, qui accède à Matignon en 2012, en tant que “conseiller spécial”. Un mois plus tard, il est élu député de Seine-et-Marne, mais reste très proche de Jean-Marc Ayrault.

Suite au séisme de l’élection d’Emmanuel Macron, et la désagrégation du PS, il soutient Najat Vallaud-Belkacem pour conduire la motion des “quadras” en vue de la reconstruction. Finalement, l’homme de l’ombre a pensé qu’il était temps de passer dans la lumière, même si celle du PS semble largement tamisée actuellement.

Crédit photo : Parti socialiste