A la tête du Parti de centre-droit irlandais Fine Gael, Leo Varadkar devrait devenir à partir du 12 juin, Premier ministre d’Irlande. Il sera donc intronisé, lors de la prochaine réunion du Parlement. L’homme est tout un symbole à lui tout seul, car il va devenir à la fois, le chef de gouvernement le plus jeune de l’histoire du pays, son père est d’origine étrangère et il revendique ouvertement son homosexualité.

Avec ses 38 ans, Leo Varadkar complétera bien une photo avec Emmanuel Macron, et Justin Trudeau. Il va devenir le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire de l’Irlande. Cependant, l’homme possède déjà une expérience politique certaine, puisqu’il était ministre de la Protection sociale dans le cabinet sortant. Le contraste au niveau de l’âge est important, car Leo Varadkar va succéder à Enda Kenny, âgé de 66 ans. On peut s’attendre à un certain renouvellement dans le personnel politique.

Une autre “particularité” du prochain Premier ministre irlandais, se situe dans ses origines, car Leo Varadkar est métis. Son père est né à Bombay, médecin de profession, tout comme son fils, il a rencontré sa future femme, une infirmière irlandaise, en Angleterre dans les années 1970, avant de rejoindre l’Irlande.

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, Leo Varadkar sera le premier chef de gouvernement irlandais à être ouvertement homosexuel. C’est une sacrée évolution dans un pays très traditionaliste, où l’homosexualité a été dépénalisée qu’en 1993. Cependant, tout est allé assez vite dans ce domaine, car l’Irlande a été le premier pays à reconnaître en 2015, et par référendum les mariages entre homosexuels.

Il ne faut pas oublier, que derrière tous ses symboles qui font apparaître Leo Varadkar sous des abords sympathiques, qu’il reste à la tête d’un Parti de droite. La gauche irlandaise par l’intermédiaire de Gerry Adams, le président du Sinn Fein, a déjà déclaré, “Leo Varadkar est un Tory. Fine Gael va être emmené encore plus à droite sous sa direction et cela peut seulement signifier de nouvelles difficultés pour les gens ordinaires”. Pour sa part, le journal “l’Independant” écrit, “certains dans le Parti le voient plus comme un Trump que comme un Trudeau”.

Le problème avec les jeunes, c’est qu’il est difficile de prévoir ce qu’ils vont faire.

Crédit photo : International transport forum