Comme l’on pouvait largement s’y attendre, ce nouveau type de coronavirus n’en finit pas de s’étendre à travers toute la planète. Les mesures draconiennes et hélas un peu tardives des autorités chinoises, ne suffisent pas à confiner la maladie. De nombreux pays, sont maintenant en proie à une multiplication de cas. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé s’active pour faire face à la propagation générale de la maladie. Elle se prépare aussi à une autre propagation tout aussi dangereuse et bien plus rapide, celle des rumeurs, y compris les plus farfelues.

C’est devenu, un aspect essentiel du traitement de ce style d’événement dramatique. La difficulté de traiter la problématique se double de la difficulté à traiter l’information qui la concerne. Du travail en plus pour L’OMS, qui a décidé de lancer un plan de lutte contre la désinformation. Elle a même trouvé un terme pour désigner cela, il s’agit de “l’infodemie”.

En premier lieu, l’OMS publie une liste des rumeurs les plus répandues, avec en priorité celles qui concernent la transmission du virus. Il convient de rappeler par exemple, que “le nouveau coronavirus est un virus respiratoire qui se propage essentiellement par contact avec une personne infectée, par l’intermédiaire des gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne, par exemple, tousse ou éternue”. Ce qui veut dire, que les moustiques ou les piqûres d’autres insectes par exemple, n’ont rien à voir là-dedans. Le coronavirus, ne peut pas non plus, être envoyé par la poste. L’OMS est formelle, “d’après des analyses antérieures, nous savons que les coronavirus ne survivent pas longtemps sur des objets tels que des lettres ou des colis”.

La liste de ces rumeurs est trop longue et parfois trop stupide pour les énumérer toutes. Il en est de même, pour des “remèdes miracles” qui vont du principe de se laver les mains avec l’urine des enfants, à l’usage de la cocaïne, en passant par les gousses d’ail (comme pour les vampires), et le fenouil.

Tout cela oblige l’OMS, à anticiper les dégâts que peuvent provoquer directement certaines pratiques. Certaines sont directement dangereuses et surtout, d’autres sont susceptibles de détourner tout le monde des vrais gestes et attitudes à avoir pour en finir avec ce qui pourrait devenir une pandémie. C’est pour cela, que pour continuer à lutter contre la désinformation autour du coronavirus, l’OMS travaille de près, avec les grands acteurs des réseaux sociaux.

Il devient, important que l’internaute qui cherche une information sur le coronavirus via un moteur de recherche, tombe en priorité sur des informations fiables et non pas, sur des élucubrations sensationnelles faites pour recueillir des clics. Pour cela, Google a été mis à contribution, ainsi que Facebook qui s’est engagé à supprimer les contenus considérés, comme dangereux et qui ont fait l’objet d’un signalement. Pour sa part, Twitter dirige les utilisateurs vers des sources vérifiées via le hashtag #KnowTheFacts.

On peut aussi parler de la responsabilisation et de l’attitude de chacun face à des enjeux qui nous concernent tous. Il est à craindre hélas, que si des progrès peuvent être envisagés contre le coronavirus, pour le reste…

Crédit photo : dimitri karastelev