Le constructeur automobile japonais Toyota a annoncé une reprise progressive de sa production d’ici la fin d’année. Le séisme qui a touché l’île il y a un mois à durablement dégrader les capacités de production de l’entreprise.

La production de Toyota dans l’archipel et dans le reste du monde est fortement ralentie, à l’instar de celle de ses concurrents, en raison des dégâts subis par des équipementiers dont les usines sont situées dans le nord-est du Japon, ravagé par le tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi. Toyota n’a repris qu’à 50 % sa production dans ses sites d’assemblage de l’archipel. Dans le meilleurs des cas, ils tourneront à ce rythme jusqu’à début juin au moins. L’entreprise encourage désormais ses fournisseurs à multiplier les sites de production afin de diversifier les risques.

Signe de l’amélioration de la situation, l’équipementier Renesas Electronics, qui fournit des puces à l’industrie automobile, a affirmé vendredi qu’il reprendrait ses activités dans son usine de Tokyo à partir du 3 juin, quelques semaines avant la date initialement prévue.

Toyota a aussi réduit les cadences de ses chaînes aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, fermant des sites pour plusieurs journées, faute de livraison de pièces essentielles depuis le Japon. Mercredi, il a de surcroît indiqué qu’il allait réduire de 50 à 70 % sa vitesse de production en Chine jusqu’au 3 juin, toujours à cause d’un arrivage insuffisant de composants.

Le groupe juge, pour l’heure, difficile de mesurer précisément l’impact total de la catastrophe sur son volume de production ainsi que sur ses finances. Ce qui sur, c’est qu’au moins un demi-million de véhicules Toyota ne seront pas produits, sur un total de 7,7 millions d’unités visé pour 2011.