Si vous êtes un adepte du sel, vous avez forcément mangé avec une personne, qui vous a fait remarquer, que trop de sel, c’est mauvais pour la santé. Pourtant, un peu comme le sucre, difficile de se passer de sel fin pour rehausser les saveurs, même si en consommer trop est en effet, nuisible à notre santé. Une consommation raisonnable est d’autant plus difficile que les sollicitations sont grandes, avec des dizaines de modèles différents. De fait, en plus de la quantité, le choix du sel est important, car certains sels sont plus dangereux pour la santé que d’autres.

Petit rappel de base, le sel est composé principalement d’un minéral, le chlorure de sodium, mais pas seulement. Suivant sa provenance et son traitement, sa composition complète varie et lui donne des caractéristiques différentes. Le plus utilisé, car meilleur marché, est hélas le sel de table raffiné. Le raffinage du sel permet d’obtenir sa couleur blanche attirante pour le consommateur, car symbole de pureté. Le processus entraîne cependant, la perte des autres minéraux naturellement présents dans le sel et bons pour la santé. Par contre, les industriels rajoutent des anti-agglomérants, pour éviter qu’il s’humidifie. Il s’agit de phosphates, des dioxydes de silicium ou même des dérivés de l’aluminium. Les industriels ajoutent également au sel de table, de l’iode et du fluor pour éviter les carences et certaines maladies. Or, cet ajout peut également être dangereux pour la santé. En outre, pour une meilleure conservation, le sel fin est passé sous des rayons ionisants. Une pratique dont on ne connaît pas les effets sur la santé à long terme.

Les spécialistes préconisent donc, de choisir un sel marin non raffiné, qui ne contient que du sel et bien sûr, adapté à votre utilisation. Dans ce cadre, pour l’eau de cuisson, vous utiliserez de préférence du gros sel et pour saler vos plats, du sel fin. Les marais salants vous fourniront aussi ce que l’on appelle la fleur de sel. Un produit plus rare et plus cher, mais avec plus de saveur iodée. L’occasion de faire dans la qualité plutôt que dans la quantité.

Comme pour d’autres produits, certains producteurs ont réussi à valoriser la qualité de leur production au moyen de label. Le sel de Guérande, est le seul sel français à obtenir un Label Rouge (produit dans le respect de la tradition et de l’environnement) et une IGP (Indication Géographique Protégée), qui permet de garantir la provenance du sel.

Par contre ne cherchez pas un sel bio, cela n’existe pas. Par contre, vous trouverez le label Nature & Progrès. Il assure, que le sel a été récolté selon des pratiques respectueuses de l’environnement.

Enfin, nouveauté constante oblige, de nombreux sels des contrées lointaines apparaissent. L’exemple le plus classique, est le sel rose de l’Himalaya. Ces sels sont supposés apporter davantage de nutriments. A la base, il n’y a aucune raison de douter du bien-fondé. Cependant, les conditions d’extraction et de production ne sont pas vérifiées. Il est difficile de garantir la qualité de ses sels et leur teneur en minéraux. En outre, leur transport exige de grandes quantités d’énergie.

Crédit photo : joanna kosinska