L'AFD en aide au Sud-Soudan

Après plusieurs années de guerre, le nouvel État du Sud-Soudan sera confronté à des déficits de développement dans des secteurs qui affectent sa viabilité économique, telle que les infrastructures de base. Trois mois seulement après le référendum d’auto-détermination, la France et l’Allemagne semblent déterminées à soutenir ce nouvel État.

Le 7 avril à Juba, capitale du Sud-Soudan, l’Agence française de développement (AFD) et son homologue allemand, le Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), ont signé une convention de cofinancement portant sur un financement de 6 millions d’euros. Ces fonds seront dirigés vers un projet d’adduction d’eau et assureront la modernisation des installations hydrauliques du futur État.

Dans un (futur) État où seulement 5 % de la population bénéficie de l’assainissement de l’eau, la tâche de modernisation est immense. Un effort sera également porté en direction de l’accès à l’eau potable. Seule 29 % de la population en dispose. Dans les villes, la situation est encore plus problématique puisque l’ensemble du réseau d’eau est à reconstruire.

La modernisation des installations hydrauliques du Sud-Soudan est donc une priorité, d’autant plus que les flux migratoires vont accentuer la pression sur les ressources en eau.