La politique étrangère de la France peut-elle se faire et se défaire au gré des pertes (tragiques) de nos forces armées. En évoquant pour la première fois la possibilité d’un retrait anticipé d’Afghanistan, Nicolas Sarkozy envoie un drôle de message aux Talibans et aux ennemis de la France.

Un départ anticipé qui ressemblerait à un départ précipité pour nos soldats, qui ne semblent plus (ou pas) pouvoir compter sur leurs camarades de l’armée afghane. En temps de guerre, les décisions prises sur un coup de tête et dans la chaleur de l’émotion sont rarement les meilleures.

Nicolas Sarkozy est-il en train de montrer ses limites de chef de guerre face à l’insaisissable rébellion afghane ? Le bourbier afghan aura-t-il eu raison de son activisme diplomatico-militaire ?