LauvergonDans l’affaire entourant la vente d’Uramin et la perte de 2 milliards d’euros par Areva, les révélations récentes imposent un changement sémantique : il faut bien désormais parler d’une « affaire « Lauvergeon », et plus d’une affaire Areva.

Ce combat-là aura donc été perdu par Anne Lauvergeon, et il faut s’en féliciter dans la quête de la manifestation de la vérité. En effet, la manière dont Mme Lauvergeon a tenté de faire cesser les investigations la concernant, en brandissant des accusations « d’espionnage » et d’actions d’ « officines » privées, s’avère n’être qu’une instrumentalisation de la justice pour empêcher que toute la lumière ne soit faite. Un comble.

Par le harcèlement pénal qu’elle aura mis en œuvre contre la société d’investigation qui avait été chargée par Areva d’étudier ses agissements (Alp Services) et contre son dirigeant Mario Brero, Mme Lauvergeon a réussi (en plus de jeter l’opprobre sur de nombreux professionnels) à ralentir les enquêtes légitimes qui étaient menées, et donc potentiellement à retarder voir entraver l’identification des responsabilités des uns et des autres.

La justice française se s’est-elle laissée manipuler, pourchassant les lanceurs d’alerte plutôt que d’analyser leurs arguments…