La décision sur l’ouverture éventuelle d’une enquête sur le rôle de l’ancien ministre de l’Economie Christine Lagarde dans l’affaire Tapie a été reportée au 4 août, a annoncé vendredi la Cour de justice de la République.

Dans une déclaration à la presse, la Cour de justice de la République a indiqué que l’”un des membres de la commission des requêtes a fait connaître tardivement qu’il était dans l’obligation de se récuser”. Sans plus de précision.

C’est le procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal, qui en mai, avait saisi la commission des requêtes de la CJR, considérant qu’il existait des éléments susceptibles de caractériser un “abus d’autorité” de la ministre dans l’arbitrage favorable à Bernard Tapie, rendu en juillet 2008. Seulement, M. Nadal est parti en retraite le 30 juin et n’a pas bien évidemment pas été remplacé, un intérim susceptible d’offrir un répit à Mme Lagarde.

On saura donc le 4 août, si la décision n’est pas à nouveau reportée, la décision du CJR. De là, la Cour peut rendre un “avis favorable” à l’ouverture d’une enquête. Le procureur général de la Cour de cassation serait alors tenu de saisir la commission d’instruction. La commission d’instruction entamerait alors une enquête qui pourrait aboutir au renvoi de la patronne du FMI devant la CJR, chargée de juger les crimes et délits commis par les membres du gouvernement “dans l’exercice de leurs fonctions”.

S’il y a enquête, elle sera longue et, le cas échéant, Mme Lagarde ne serait pas jugée avant plusieurs années.