Un collectif de 67 députés UMP va déposer un amendement à l’Assemblée Nationale pour demander la suppression de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) aux étrangers, à l’exception de ceux ayant combattu pour la France.

 

“L’objectif de cet amendement est de rétablir l’équité et de mettre fin à cette injustice qui permet, aujourd’hui, à un étranger hors Union européenne de bénéficier du minimum vieillesse sans jamais avoir travaillé et cotisé sur le territoire national” déclare Philipe Meunier, co-fondateur de ce collectif.

Selon lui, sur les 70 930 allocataires de l’ASPA,  22 803 seraient des étrangers hors UE.

 

Les parlementaires argumentent donc que des personnes de plus de 65 ans peuvent bénéficier de cette allocation alors qu’elles viennent juste d’arriver en France et n’ont jamais travaillé dans notre pays. Mais il s’agit bien évidemment d’un faux argument, sachant ces personnes ne représentent qu’une minorité des étrangers âgés vivant en France. Connaissez-vous beaucoup de gens qui émigrent à plus de soixante-cinq ans ?

 

Et quid des autres, ceux qui ont travaillé en France, mais pas assez longtemps pour avoir une retraite ? En effet une grande partie des immigrés économiques ont commencé leur vie active dans leur pays d’origine et n’ont donc logiquement pas pu cotiser suffisamment en France.  Il serait particulièrement injuste de supprimer le minimum vieillesse aux étrangers, sachant que la plupart d’entre-deux ont en plus souvent occupé des emplois pénibles en France.

 

Cette allocation s’élève à 742 euros par mois pour une personne seule, et à 1181 euros pour un couple. Pas vraiment des sommes mirobolantes donc, et contrairement aux membres de ce collectif UMP, on doute que des étrangers âgées se ruent en France pour en bénéficier. La commission des comptes de la sécurité sociale affirme d’ailleurs que le nombre de bénéficiaires de l’ASPA  n’a pas augmenté depuis 2009 et devrait rester stable jusqu’en 2012.

 

Avec cette proposition d’amendement, la droite populaire continue clairement à  draguer ouvertement les électeurs d’extrême droite en prévision des présidentielles.