Front_National_(année_1945)photo_HeurtelionsMercredi dernier, le FN a été mis en examen pour “recel d’abus de biens sociaux” et de “complicité d’escroquerie” dans le cadre de l’enquête concernant le financement du parti, selon les déclarations du trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, à la sortie du bureau du juge.
“Nous sommes innocents de toutes les accusations qui sont portées contre nous”, a-t-il déclaré devant la presse.
Cette mise en examen survient trois mois avant les régionales. Le Parti d’extrême droite garde se trouve toujours à la tête des sondages malgré ses problèmes judiciaires et le conflit qui oppose Marine le Pen et son père.
Des responsables de l’entreprise Riwal et du micro-parti Jeanne seraient soupçonnés d’avoir mis en place un système de surfacturations durant les législatives de 2012 et d’avoir “escroqué l’État” qui a remboursé les frais de campagne.
Jeanne et Riwal ainsi que six personnes dont le vice-président du FN Jean-François Jalkn ont déjà été mis en examen.
“Nous montrerons devant la chambre de l’instruction qu’il n’y a pas le moindre indice de l’existence de charges qui montre que le FN a pu se rendre coupable de recel d’abus de biens sociaux et de complicité d’escroquerie”, a déclaré Wallerand de Saint-Just.

“Nous montrerons que le parquet ne pouvait pas redemander une mise en examen pour les mêmes faits mais sous une qualification différente”, a-t-il continué, en accusant “l’acharnement du procureur de la République de Paris”.
L’enquête n’était pas vraiment solide suite à un vide législatif, vu que la loi ne punit pas le délit “d’acceptation d’un financement provenant d’une personne morale initialement retenu”. Cette faille avait échappé au parquet de Paris, aux juges d’instruction et au législateur.
Le parquet a alors fait un réquisitoire supplétif pour exiger la mise en examen du FN, en tant que personne morale pour “recel d’abus de biens sociaux et de complicité d’escroquerie”

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