Olivier Chiabodo, fut durant de longues années une figure de l’émission culte, qui faisait courir des vachettes. On se rappelle aussi, qu’il fut au centre d’un scandale et qu’il fut accusé de tricherie. On sait, qu’il fut licencié par TF1 à la suite de cette affaire et puis c’est tout. Cependant, ce que l’on sait moins c’est qu’entre TF1 et Olivier Chiabodo, c’est une longue et bien plus complexe histoire comprenant de multiples rebondissements.

Tout cela se retrouve actuellement dans une enquête préliminaire ouverte pour harcèlement moral en septembre dernier. Elle se poursuit avec des auditions, durant lesquelles l’ex-animateur en dévoile un peu plus au fur et à mesure.

Il faut rappeler qu’en 1997, après les révélations du Canard enchaîné, qui accuse l’animateur d’avoir favorisé l’équipe du Puy-du-Fou, TF1 décide de le licencier pour faute grave, et dépose plainte contre X. L’animateur conteste la tricherie. En 1998, la plainte de TF1 est classée au pénal et le licenciement pour faute grave annulée au conseil de prud’hommes. TF1 signe alors avec Chiabodo un accord de confidentialité concernant le contentieux, et surtout l’ensemble des faits auxquels il aurait assisté au cours des tournages de l’émission.

Olivier Chiabodo, devient alors réalisateur de documentaires pour la 5. Bizarrement, il est réembauché par TF1 en 2006 pour un CDD comme agent artistique puis, un an plus tard, pour un CDI comme directeur adjoint. En 2008, le salarié est mis au placard, selon l’intéressé, qui va finalement être remercié plus de huit ans plus tard, après avoir subi de multiples tracasseries.

Tout ce joli petit monde se retrouve en justice, car il est question de « harcèlement moral » pour Olivier Chiabodo, et de « dénonciation calomnieuse » pour TF1. Cependant, la tournure des choses pourrait monter d’un cran, car ces derniers jours, plusieurs cadres de TF1 dont l’actuel DRH et l’ancien directeur de la communication de la chaîne ont été entendus. En effet, Olivier Chiabodo cite des pressions exercées par l’ancien président directeur Nonce Paolini, et surtout des menaces de mort, proférées en 2010 par Gérard Louvin, son ex-producteur. Des paroles du style « les camions roulent vite dans Paris, fais attention avec ton scooter ». Pour étayer ces propos, l’ex-salarié de TF1 a remis de nombreux témoignages, et un constat d’huissier à propos de plusieurs SMS.

Ces menaces expliquent selon Olivier Chiabodo son silence, « je ne disais rien pour protéger ma femme », il rajoute « aujourd’hui je suis mature, mais vu les faits dont j’ai connaissance, j’ai peur, pour la sécurité de ma femme et de mes enfants, qui est menacée », a confié l’ex-salarié de TF1 qui a réclamé une protection policière.

Ces révélations faites par Le Parisien, n’ont pour l’instant reçu aucun commentaire par la chaîne, et les personnes mises en cause.

Crédit photo :  Club Averroes