Le choix pour être le porte-drapeau de la délégation tricolore aux Jeux olympiques de Rio s’est porté finalement sur l’octuple champion du monde de judo Teddy Riner. La présentation s’est déroulée sous la forme d’une passation du drapeau entre Laura Flessel, porte-drapeau en 2012 et le judoka français à l’arrivée du Tour de France à Paris.

La désignation de Teddy Riner, n’est pas vraiment une grande surprise, la personnalité, le charisme et surtout les résultats impressionnants du judoka parlent pour lui. Il était néanmoins, en compétition avec neuf autres candidats, Mélina Robert-Michon, Renaud Lavillenie (athlétisme), Céline Dumerc (basket), Cécilia Berder, Gauthier Grumier (escrime), Laura Georges et Wendie Renard (football), Tony Parker (basket). Rapidement, trois favoris se sont imposés à savoir, Teddy Riner, le champion olympique de la perche, Renaud Lavillenie et le basketteur des Spurs de San-Antonio Tony Parker. Celui-ci avait pour lui une très grande popularité, profitant d’une exposition médiatique importante, mais il avait contre lui la particularité de n’avoir jamais remporté de médaille olympique, contrairement à la tradition. Il souffrait aussi d’avoir une « aura » et un parcours sportif un peu éloigné du contexte JO.

Quoi qu’il en soit, l’équipe de France qui ira aux Jeux olympiques de Rio aura donc pour capitaine, un athlète aux résultats impressionnants, et qui a une véritable culture de « la gagne ». Il est détenteur d’un record de huit titres de champion du monde, c’est le champion olympique en titre, il a été médaillé de bronze à Pékin en 2008, il est aussi quintuple champion d’Europe.

Avec un tel palmarès, et une image consensuelle, le colossal champion (il mesure 2,04 m et pèse environ 130 kg), né le 7 avril 1989 aux Abymes en Guadeloupe, paraît avoir les armes pour mener à bien sa mission, en restant concentrer sur ses propres objectifs.

« C’est une grande fierté d’avoir été élu par tous mes pairs, et d’être le capitaine qui va emmener toute cette délégation« , a déclaré Riner.

Crédit photo :  louis gigounon