SPORTAlors qu’en 2011 l’étude PricewaterhousCoopers (PwC) montrait la place grandissante que tiennentles pays émergents dans l’économie du sport, Richard Attias, organisateur du Doha Goals Forum vient de prendre la parole pour appeler les instances internationales à ne pas faire preuve de conservatisme à l’égard du nouveau monde. Pour faire bouger les lignes et ne manquer d’aborder aucun sujet on peut compter sur les intervenants du Forum. De la taxe Tobin aux discriminations qui salissent encore le sport professionnel et amateur, pas de concessions pour les fléaux modernes.

La faillite de la gouvernance du sport ?

Dans une tribune accordée au Huffingtonpost, l’homme d’influence franco-marocain s’interrogeait ainsi « comment justifier de voir les quatre-cinquièmes de la population mondiale éternellement mis à l’écart de la gouvernance mondiale du sport » ? Il n’est pas le seul à mettre en cause le rôle des instances internationales. En effet, dans l’étude citée précédemment, les auteurs évoquent également des zones d’ombre de la gouvernance du sport, notamment avec l’organisation de la coupe du monde au Brésil en 2014.

Pour le cabinet de conseil PwC, l’indépendance et la souveraineté des pays ne sont pas toujours pleinement respectées en ce qui concerne la préparation des événements. Les auteurs dénoncent entre autre « le projet de loi pour la régulation de la Coupe du monde 2014, que la FIFA impose comme cadre économique au pays, et qui va à l’encontre de la législation brésilienne ».

Le Doha Goals Forum, une initiative à contre courant

C’est avec l’intention de faire avancer les instances internationales sur ces questions de gouvernance que le Doha Goals Forum se tiendra du 09 au 11 décembre 2013. Comme le soulignait l’an passé, le président gabonnais, Ali Bongo, « nos sportifs, à côté de certains de nos artistes, sont des célébrités, des ambassadeurs de notre continent, auquel ils apportent une visibilité réelle et positive ». Il est donc stratégique de soutenir le développement de cette pratique dans les pays de l’hémisphère sud.

Pour ceux qui viendraient critiquer le rôle du Qatar, l’ancien directeur de Publicis Worldwide souligne que le pays « n’a pas besoin de Doha Goals pour communiquer. Le sport est dans l’ADN de ce pays et les critiques ne sont que le reflet des initiatives qui dérangent ceux qui n’entreprennent pas ». L’objectif est simplement defédérer les personnes de bonne volonté persuadées que le sport peut devenir un outil au service du développement économique et social, et de la paix.