Il semblerait, que la tendance leur soit plutôt favorable. Bien sûr, les adeptes de ce mode de vie assez stricte restent ultra-minoritaires, mais leurs idées et leurs démarches bien cadrées, conjugués avec une certaine forme de prosélytisme parfois agressif, semblent attirer de plus en plus de partisans. Cependant, pour beaucoup, s’il ne s’agit pas de remettre en cause la démarche et la liberté de vie de chacun, il convient cependant, de le faire en connaissant les vraies implications et les conséquences.

Avant toute chose, il faut rappeler qu’être végan sous-entend de ne pas consommer un produit issu des animaux, y compris le lait, les œufs, le miel, mais plus largement le cuir ou des médicaments testés sur des animaux. Ce n’est donc pas un engagement anodin. Cependant, les partisans estiment que ce sont les mesures indispensables à prendre pour évidemment sauver les animaux. Au sens plus large, le véganisme va nous sauver de la famine, en régulant l’agriculture et notre alimentation grâce à une consommation raisonnée, plus judicieuse, et débarrasser des pressions mercantiles. Enfin, le véganisme est censé sauver notre santé. Des études démontrent par exemple, que la consommation de viande est corrélée au cancer, et les études mettent en évidence, la longévité supérieure des végétariens en général.

Il convient cependant, de faire remarquer comme le fait un article polémique du journal Libération, que les choses ne sont peut-être pas aussi simples.

Tout d’abord, les études concernant la santé. Ce n’est peut-être pas la consommation de viande proprement dite, qui est en jeu, mais des facteurs qui l’entourent. Les études ont été principalement menées aux Etats-Unis et en Chine, où la viande est gavée d’antibiotiques et d’hormones. Dans ce cas, ce n’est donc plus une question de qualité. Quant aux études démontrant la longévité supérieure des végétariens, elles doivent intégrer, que les personnes végans font aussi très attention à leur hygiène de vie en général, ils mangent très peu de produits transformés, peu de sucre et de sel, ils font du sport, bref, ils ont un mode de vie équilibré qui aide.

Concernant la sauvegarde des animaux, il semble un peu utopique de penser pouvoir relâcher les animaux domestiques, qui ne demandent certainement pas à être libérés et à retourner à la vie sauvage. La solution de la stérilisation afin de progressivement faire disparaître certains, paraît aussi un peu radicale pour une vision, qui veut à la base sauver les animaux.

Enfin, il faut être clair, depuis les années 60, il n’existe plus de famine liée à l’épuisement des ressources, les famines sont devenues hélas, une arme politique.  A ce sujet, il ne faut pas oublier, que le fumier animal reste de loin ce qui se fait de mieux pour nourrir un sol, et l’agriculture sans élevage, épuise les sols, le compost de légumes étant bien moins efficace.

Cependant, il s’agit comme souvent de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il apparaît évident que les problématiques soulevées par les végans, sont bien réelles, et des mesures doivent être prises. Sans pour autant imaginer revenir à des temps où les gens mouraient trop tôt pour se poser des questions, il convient de réagir et de prendre en compte les évidences portées par le mouvement végan pour éviter de s’en poser trop et laisser la place à des extrémistes toujours prompts à donner des solutions radicales, mais fausses et dangereuses.

Crédit photo :  vegan.fr