Bernard Tapie_photo de freddy devliegher

Bernard Tapie ne peut décidément pas rester sans rien faire. Alors qu’il a été condamné à rembourser plus de 404 millions d’Euros dans l’affaire de la transaction « Adidas », il annonce dans « Le journal du dimanche », « j’ai décidé de revenir en politique ». Il se dit particulièrement préoccupé par le « signal d’alarme » du résultat des régionales et la montée du Front national.

Ce sera un retour, pour celui qui fut ministre de la Ville et député des Bouches-du-Rhône. Il justifie en partie cette décision en mettant en avant ses anciens « succès » face au FN. Pour lui, « le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu’il faut saluer« , mais il précise, « qu’en faisant cela, on a, en quelque sorte, cassé le thermomètre pour ne pas montrer qu’on avait de la fièvre ». Il faut rappeler qu’en 1994, sa liste Énergie radicale avait obtenu plus de 12 % aux Européennes.

Concrètement, il propose de « mettre sur pied, d’ici à fin janvier, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans » et remettre ce plan aux chefs de groupe de l’Assemblée nationale, du Sénat, et aux ministères concernés. Il s’agit de mieux gérer et de capitaliser tout ce qui est déjà dépensé, mais hélas de manière disparate et anarchique et de se focaliser sur « des formations pour des métiers dont le marché du travail a besoin« . On pourrait, prétend-il donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui de leur côté, devront l’accepter.

L’important est que les politiques « apportent des remèdes aux causes« , des problèmes des électeurs FN, à commencer par le chômage, surtout « des jeunes, les plus nombreux à voter FN ».

Connaissant le personnage, tout le monde veut savoir s’il pense à l’élection présidentielle, Bernard Tapie réplique, « chaque chose en son temps. La politique, ce n’est pas seulement être élu. La seule élection qui me faisait envie, c’était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s’est dépêché de me rendre inéligible ».

Crédit photo :  freddy devliegher