D’après un sondage OpinionWay pour le journal 20 minutes, celui qui en sait le plus sur vos enfants, c’est Google, en tout cas 27 % des 18-30 ans le pensent. Pour 28 %, il faut faire le tour de la famille, les parents et les frères et sœurs pour en savoir autant sur eux. Juste derrière, 23 % citent leur meilleur(e) ami(e). C’est un constat sévère atténué un peu par le fait que les jeunes semblent bien conscients du phénomène.

Ce sondage renforce le sentiment d’inquiétude et de méfiance vis-à-vis de la collecte de données des différents acteurs du numérique dont Google est le plus emblématique. Plus personne n’est dupe, comme par exemple, sur le revers de la médaille de la géolocalisation de plus en plus utilisée par les applications sur smartphone.

Les utilisations commerciales de ces informations sont souvent données volontairement par les internautes. Cependant, le sondage révèle que 29 % se sentent « vigilants », et commence à essayer de laisser le moins de traces possibles. 22 %, c’est la colère qui prédomine notamment envers l’État, qui  ne cherche pas à légiférer plus que cela, et enfin, 20 %  restent « fatalistes » devant cette évolution.  L’indifférence, citée par seulement 12 % des personnes interrogées n’est plus de mise face à ce phénomène.

Continuer à utiliser quelque chose, dont on connaît les méfaits à plus long terme, cela ressemble furieusement à une addiction, comme le tabac par exemple. Cependant, il apparaît difficile d’échapper à toutes ces applications qui nous facilitent très concrètement la vie, mais qui prennent une place de plus en plus importante. Elles maintiennent une relation de plus étroite entre l’internaute et le moteur de recherche qui regroupe souvent la boîte mail, le réseau social, le GPS, le traducteur, une banque d’images, et bien d’autres choses.

La difficulté pour les jeunes notamment, c’est comment arriver à se priver de quelque chose qui est très souvent gratuit et donc à porter de main. La méfiance est de rigueur, cependant, il ne faut peut-être pas complètement tomber dans une paranoïa du type « société de Georges Orwell ». Comme on dit, « si c’est gratuit, c’est toi le produit » et donc pour naviguer sereinement dans ce nouvel univers marketing, et faire la part des choses, il faudra comme d’habitude, pour les générations futures une bonne dose de bon sens, de la culture, un esprit critique et des références solides.

On peut, en effet, appeler cela « de l’éducation ».

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