Marine_Le_Pen_photo_Emmanuel d'AubignoscPour ceux qui sont habitués à voir Jean-Marie Le Pen en correctionnelle, la situation est un peu controversée, puis que cette fois-ci c’est Marine Le Pen qui est mise en examen pour « incitation à la haine raciale » en comparant les « prières de rue des musulmans » à l’Occupation.

En décembre 2010, il y avait pourtant déjà eu la « dédiabolisation » pendant une réunion publique à Lyon. Marine Le Pen était à l’époque en campagne pour la présidence du parti, a défini les prières de rues comme une « Occupation nazie » pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire », avait déclaré Marine Le Pen avant d’ajouter. « C’est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes, il n’y a pas de blindés, pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants ».

Concernant sa présence à l’audience le 20 octobre elle a répondu: « Oui bien sûr ! Je ne vais pas rater une telle occasion ». « On est plus prompt à poursuivre ceux qui dénoncent les comportements illégaux des fondamentalistes qu’à poursuivre les fondamentalistes qui ont des comportements illégaux », avait postés le chef de l’extrême droite sur Twitter.

Il y avait déjà une première enquête pour « incitation à la haine raciale » avait eu lieu en 2011. Les mots que la présidente du FN avait dit avaient provoqué la colère d’associations antiracistes. Le Mrap et le Collectif contre l’Islamophobie en France avaient déposé des plaintes à l’encontre de Marine Le Pen. L’une des associations avait interpellé les juges d’instruction de Lyon puis une information judiciaire avait été ouverte en janvier 2012.

En lui enlevant son immunité parlementaire le 2 juillet 2013, le Parlement européen avait permis la mise en examen de la présidente du FN, le 10 juillet 2014. Le parquet avait ensuite demandé son renvoi devant le tribunal correctionnel le 10 juillet 2014.

crédit photo: Emmanuel d’Aubignosc