C’est un résultat prévisible qui est sorti de la consultation interne de l’Union des démocrates et indépendants (l’UDI). Les 23 000 adhérents de l’UDI se sont prononcés à 66,56 % contre une participation à la primaire de la droite, en l’absence d’un accord avec le parti Les Républicains.

Le président Jean-Christophe Lagarde et les adhérents de l’UDI ont engagé un bras de fer avec Les Républicains. Le parti de Nicolas Sarkozy souhaite organiser une primaire réunissant la droite et le centre, mais la formation centriste pose ses conditions. Tout d’abord, un accord d’alternance sur les priorités communes, pour peser sur le programme. Puis bien sûr, un accord pour les législatives de 2017, l’UDI aurait réclamé entre 80 et 120 députés, c’est beaucoup trop pour l’état-major des Républicains.

Pour Jean-Christophe Lagarde, les réponses à ses demandes ne sont pas satisfaisantes. Ils font donc le choix de refuser une participation à une primaire conjointe droite et centre, et préfèrent l’option d’avoir son propre candidat. Il semble que les orientations, et les postures de droites dites « dures » refroidissent une grande partie des centristes qui optent pour une stratégie risquée, mais le parti n’a, semble-t-il, pas le choix. Léo-André, un jeune adhérent à l’UDI venu de Lyon est catégorique, pas d’accord avec les Républicains, « je pense qu’ils s’éloignent de plus en plus de nos valeurs. Et toutes les affaires, tout ce que montrent Les Républicains sur le paysage médiatique, sont loin de nos valeurs. Nous, je pense qu’on doit faire notre chemin de notre côté pour véhiculer nos valeurs ».

Cependant, pour Hervé Morin, le président du Nouveau Centre et près d’un tiers des Centristes (29,85 %), se disent vouloir participer à la primaire de droite, même sans accord avec Les Républicains, le plus important est avant tout peser au sein d’une majorité. Il faut donc gagner des circonscriptions et des sièges de députés au Parlement lors des prochaines élections législatives que de participer à la présidentielle de 2017.

L’UDI pourrait donc attendre de connaître le vainqueur de la primaire à droite pour négocier. Jean-Christophe Lagarde l’a dit : il  » ferme la porte à la soumission, pas à la discussion « .

Comme souvent avec les Centristes, il est urgent d’attendre de voir…

Crédit photo : Arnaud S