C’est une nouvelle agression contre la députée Laurianne Rossi qui remet en perspective un climat malsain dans les relations entre les élus les français. Si cette montée de violence peut trouver quelques explications, elle n’en reste pas moins inquiétantes.

Comme souvent dans ces cas la, ce sont les cibles jugées plus faibles qui sont les premières touchées. L’agression de la députée La République en marche Laurianne Rossi, dimanche sur un marché de Bagneux, est significative de l’agressivité rencontré  sur le terrain.

« Une deuxième femme politique agressée, trop c’est trop! » de nombreuses personnalité comme Fabienne Keller ou Valérie Pécresse, se sont inquiétées de la nette dégradation des relations entre les électeurs et leurs représentants.

De nombreux signes apparaissent lorsque par exemple Nathalie Kosciusko-Morizet avait elle aussi été victime d’une agression lors d’un tractage sur un marché parisien et avait dû être brièvement hospitalisée. Mais on peut évoquer aussi  les jets d’œufs pour Emmanuel Macron lors de sa visite au salon de l’Agriculture et le jet de farine en début de meeting pour François Fillon à Strasbourg. Sans compter, toutes les incivilités du quotidien a l’encontre des différends élus bien moins médiatiques mais tout aussi exposés.

Bien sur, tout ceci n’est que la partie visible de l’iceberg car on peut lire régulièrement les remarques terribles et inquiétantes ainsi que les appels a la violences qui émaillent les commentaires sur les réseaux sociaux.

Les passions et les engagement extrêmes ont toujours donné lieu a des débordements. Cependant  le plus grave ici, reste plutôt que ces attaques. ne visent pas a faire valoir des opinions contraires qui sont les  signes d’une pluralité indispensable dans une démocratie mais plus tristement la mise en relief d’un climat de défiance qui touche la classe politique.

C’est cette déliquescence que tous les spécialistes et les analyses politiques constatent depuis longtemps. Nous ne sommes plus dans l’affrontement politique classique, qui met face a face des opinions divergentes. Il s’agit de la vision de la fonction de représentant du peuple qui comme par exemple celle de l’instituteur ou de manière plus large les services de l’état se dégrade depuis quelques années et subit de graves attaques.

En début d’année le Cevipof relevait ainsi que la politique inspirait méfiance et dégoût à 40 % et 28 % des Français. Le respect ne recueillait, lui, que 2 %.

En l’alimentant et en l’utilisant a leurs médiocres profits la remise en cause de ces symbole de la république, gageons que certains populistes en feront la base de sinistres et égoïstes desseins.

Crédit photo : Richard Ying