Le vapotage, semble en perte de vitesse. Alors qu’il se présentait comme une alternative crédible, et une arme de plus contre les effets dévastateurs de tabagisme, il semble se réduire au fur et à mesure à une mode, et à un simple gadget. Cependant, certains continuent à défendre ce qu’ils perçoivent comme un instrument actif d’une volonté de chacun de sortir de l’emprise du tabac calmement et sereinement.

Tout d’abord, il y a les constats, c’est-à-dire 16 millions de fumeurs. Des constats surprenants, qui montrent par exemple qu’une personne sur trois entre 15 et 19 ans, fume malgré une vente pourtant interdite aux mineurs. Le tabagisme atteint 46 % chez les femmes de 20 à 25 ans, et 55 % chez les hommes de 26 à 34 ans. Tout cela nous maintien dans des taux parmi, les plus élevés recensés dans les pays occidentaux.

La lutte contre le tabac fait plus sûrement entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, qu’elle ne limite efficacement le tabagisme. Il n’est pas possible d’ignorer, que l’action de fumer avec toute sa symbolique, ainsi que la place qu’elle prend dans notre comportement, dépasse peut-être la seule addiction que les marchands de nicotine ont en effet entretenue.

De tout temps, fumer fut une activité avec différentes significations, et il s’agit maintenant d’en limiter l’utilisation mercantile. A ce sujet, Jacques Lehouezec, scientifique de formation, spécialisé dans le cerveau et son fonctionnement, est un partisan de l’e-cigarette. Il préside l’association Sovape, qui a pour objet d’agir et de dialoguer pour faire avancer la réduction des risques et des dommages du tabagisme dans la société. Il constate qu’avec l’e-cigarette, « c’est une vraie révolution. C’est la première fois que les fumeurs peuvent arrêter dans le plaisir, et non dans la douleur ».

Son premier constat, est de confirmer que toutes les données et les études, montrent, qu’il n’y a aucune comparaison entre la cigarette et le vapotage. Le vapotage, diminue au moins par dix le risque, car c’est le goudron et la combustion qui sont les principaux éléments de danger dans la cigarette.

Cependant, les pressions et la puissance de certains « influenceurs », car on ne peut pas dire « lobby » semblent encore peser sur le débat. Jacques Lehouezec, explique que la ministre de la Santé a déjà reçu trois fois les buralistes, et elle ne nous a toujours pas donné de rendez-vous, bien qu’un groupe de travail se réunisse tous les trois mois pour travailler sur les décrets, les lieux publics et la propagande.

Tout cela, a confiné le vapotage dans une sorte de mode qui est passée, alors que d’après Jacques Lehouezec, le retour des fabricants ne pointe pas de recul des ventes. Ce serait particulièrement dommage de ne pas appuyer une vraie amélioration, qui pour la première fois vient des fumeurs eux-mêmes et permet une concrète réduction des risques pour le fumeur et son entourage. A ce sujet d’ailleurs en France, bizarrement on n’a pas de données fiables, ni de la part de l’agence de Santé publique France, ni du côté des professionnels. En Grande-Bretagne, on estime par contre, qu’ils sont entre deux et trois millions à avoir finalement stoppé le tabac.

Crédit photo : Ecig Click