Gérard Collomb n’est pas le ministre le plus médiatique, ni le plus glamour du gouvernement. De plus, sa position de ministre de l’Intérieur qui n’est pas le ministère le plus populaire d’un gouvernement, ne joue pas en sa faveur. Pourtant, alors que de nombreuses décisions, notamment concernant le projet de loi Asile et immigration, le mettent sous le feu des critiques, Gérard Collomb voit paradoxalement sa cote de popularité grimper en flèche dans le dernier tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Il progresse de 8 points (49 %).

Du coup, en profitant de cet étonnant soutien de l’opinion, il devient un des ministres les plus appréciés au même titre qu’Édouard Philippe. Tout d’abord, les différents dossiers qu’ils traitent, ont le mérite, même si l’on n’est pas d’accord avec ses décisions, de le faire connaître. Il vient donc de gagner en notoriété (+9 points) puisque désormais, seuls 25 % des Français affirment ne pas savoir qui il est.

Du coup, en matière d’image, il devance en popularité de nombreux prédécesseurs dans la fonction comme Manuel Valls et Brice Hortefeux. Il reste toutefois, loin du particulièrement populaire Bernard Cazeneuve. Il n’est donc pas encore rattrapé par l’image de « facho de service » comme il le redoute, et qui revient souvent à celui qui occupe le poste de ministre de l’Intérieur et donc de « premier flic de France ». Il est à noter, qu’avec des mesures similaires, en d’autres temps, un ministre de l’Intérieur aurait pu en effet être beaucoup plus attaqué et mal vu par l’opinion publique.

Plus globalement, la cote de popularité du gouvernement est plutôt bonne et stable. Emmanuel Macron, gagne 2 points, et se maintient à la 3e place du palmarès. Édouard Philippe, pour sa part, est à 52 % de « bonnes opinions ». Cependant, les choses vont vite, et apparemment ses décisions en matière de sécurité routière avec l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, lui ont coûté 4 points.

Concernant les ministres, Muriel Pénicaud (Travail) et Gérald Darmanin (Comptes publics), ils progressent de 4 et 3 points. C’est la stagnation pour les autres, sauf pour Nicolas Hulot dont la cote s’effrite. Il faut tout de même remarquer qu’il navigue dans des cotes de satisfaction très hautes pour un ministre, car même, en perdant 6 points ce mois-ci, il reste aux alentours de 65 % de cote positive.

Crédit photo : Parti Socialiste