Les compléments alimentaires, ont le vent en poupe en France. Les Français sont aujourd’hui 29 % à consommer des compléments alimentaires. Ce succès, a fait grimper les ventes du secteur, qui ont augmenté de 5 % en grandes et moyennes surfaces. Le véritable moteur de cette croissance, se retrouve dans la phytothérapie si l’on en croit le syndicat national des compléments alimentaires (Synadiet).

 On ne peut plus y échapper, les étals de nos supermarchés regorgent de complexes minceurs, de gélules vitaminées ou de boîtes de détox. Selon les premiers chiffres de l’étude sur les consommations et habitudes alimentaires de Français (INCA 3), menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), c’est maintenant, près d’un Français sur trois (29 %) qui en consomme aujourd’hui, contre un sur deux il y a 8 ans. Même les enfants n’échappent pas à la tendance et 19 % des 3-17 ans sont concernés.

 Bien sûr, derrière tout cela, tout n’est pas que calme et sérénité. Il y a un marché en mouvement et de l’argent à faire. Concernant, les compléments alimentaires, c’est devenu un marché qui représente 1,62 milliard d’euros de chiffre d’affaires, rien qu’en grandes et moyennes surfaces en 2017. Toutes les ventes des produits de cette catégorie comme les produits, minceur sommeil-détente ou autres en supermarchés, connaissent une croissance supérieure à celle des produits de beauté.

 Comme toujours, un tel succès débouche sur des excès, et face à cet engouement, l’agence sanitaire Anses, publiait le 7 juin dernier, une mise en garde recommandant d’éviter de multiplier les sources de vitamines et minéraux « en l’absence de besoins établis », notamment chez les femmes enceintes.

 A cela se rajoute, le principe de garder un minimum de bon sens pour bien comprendre qu’il faut faire la différence entre un judicieux traitement et un complément aux effets bien calculés et bénéfiques, en collaboration avec de vrais professionnels et les médications sauvages faites par des charlatans avides de vendre leurs produits et leur vision des choses et du monde.

 Nombreux sont les revendeurs, qui jouent sur une ambiguïté à des fins publicitaires. Ils expliquent à tort que naturel égalerait « bénéfique » et « inoffensif » alors que la nature n’est ni bonne ni mauvaise, la vie et la mort sont naturelles.

 Crédit photo : www.geodruid.com