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 Le journal Ouest-France, est allé voir un spécialiste, en l’occurrence, un maître de cérémonie au crématorium de La Roche-sur-Yon en Vendée, pour en savoir un peu plus sur les goûts musicaux qui se détachent en ce terrible moment. Il en ressort que les choix s’avèrent plus éclectiques que l’on pourrait imaginer.
En règle générale, ce sont les familles qui apportent des chansons et morceaux appréciés par le défunt. Elles vont accompagner les quatre temps, qui composent une cérémonie au crématorium, à savoir, l’entrée de la famille, le recueillement qui propose une dernière pensée vers le défunt, le geste d’hommage, durant lequel les personnes présentes s’approchent du cercueil et enfin la fermeture des portes.

Ce moment n’étant en rien une cérémonie religieuse, on peut se permettre de mettre les musiques que les proches souhaitent, on retrouve donc des standards de la chanson française. Fabrice et Joachim, deux des membres de l’équipe qui accueille les familles au crématorium citent par exemple, génération oblige, les grands de la chanson française, comme Jean Ferrat avec « Que la montagne est belle » ou « Que serais-je sans toi ». Mais aussi Georges Brassens et son « Auvergnat », Jacques Brel avec « Quand on a que l’amour » ou encore Charles Trénet et « La mer ».

Plus moderne, on peut entendre aussi « Le Paradis Blanc » de Michel Berger, « Encore un soir » de Céline Dion, ou « Puisque tu pars » de Jean-Jacques Goldman et hélas, en cas de décès de personnes trop jeunes pour être là, Maître Gims, avec « Tu vas me manquer » mais aussi Soprano, Adèle, Marina Kaye.

Au-delà des classiques, et des titres qui collent bien aux circonstances, il y a aussi des demandes plus insolites et au goût parfois douteux comme « Anti-social » de Trust, et même le très judicieux « Allumez le feu » de Johnny Halliday.

Certains préfèrent voir la cérémonie du bon côté et veulent saluer la mémoire du défunt de manière gaie. On a déjà vu une crémation au son de « La bonne du curéChaud cacao ou Tata Yoyo » d’Annie Cordy. Nos spécialistes ont même eu la joie d’écouter des sketches de Laurent Gerra, qui a rempli le crématorium de rire.

Bien sûr, ce n’est pas une majorité, mais il apparaît qu’un maître de cérémonie au crématorium doit s’attendre à tout.

Crédit photo : janestein

 

 

 

 

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